Biographie

Ferrante Ferranti photographié par Wissam Hojaiban à Beyrouth, 2010.

Ferrante Ferranti photographié par Wissam Hojaiban à Beyrouth, 2010.

Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d'une mère sarde et d'un père sicilien.

Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer.

Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l'époque baroque.

Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».

Ensemble ils ont publié, entre autres : Le radeau de la Gorgone (Grasset, 1988- Editions Philippe Rey, 2017) ; La perle et le croissant (Plon/Terre Humaine, 1995) ; Palerme et la Sicile (Stock, 1998) ; Le Voyage d’Italie (Plon, 1999) ; Mère Méditerranée (Grasset, 2000) ; Syrie (Stock, 2002) ; Sicile, NaplesSibéries et Méditerranées (Imprimerie Nationale, 2006, 2011, 2013 et 2015) ; Florence (Éditions Philippe Rey, 2016).

Il est l’auteur de Lire la photographie (éditions Bréal, 2002), de L'esprit des ruines (Éditions du Chêne, 2005) et Athos, la Sainte Montagne (Desclées de Brouwer, 2015) ; et coauteur de Les pierres vivantesLybieLes Ancêtres liés aux étoiles, Maitres invisibles, Imaginaires des ruines, Baroque catalan, Les empreintes du sacré, Itinerrances.

Ses images ont illustré des textes de Giovanni Careri, Andrei Makine, Patrick Straumann, Jean-Yves Leloup, Sashi Taroor ou choisis par Michael Lonsdale.

Il s’est associé au photographe Mathieu Ferrier pour L’Orient intérieur, le palais Antaki à Alep (Philippe Rey, 2008) et Le Palais Sursock à Beyrouth (Philippe Rey, 2010).

Il collabore avec les revues Arts SacrésConnaissance des Arts et Artpassions.

Il a réalisé des portraits d’écrivains pour l’agence Opale.

À l’université d’Artois, à Arras, il a été professeur de civilisation hispanique de 2005 à 2011 et anime depuis 2009 un cycle de conférences annuel (La Renaissance italienne, le Baroque, la Méditerranée, les Ordres religieux, les hauts-lieux du sacré, Stendhal et les villes italiennes) ; il enseigne à la Catho d’Angers depuis 2015.

Il dirige des ateliers de photographie en France (dont SciencesPo Paris depuis 2014) et à l’étranger (entre autres au Guatemala en 2004, en Indonésie en 2009 et en Serbie depuis 2010).

En 2009-2010, il a été en Résidence au Château d’Ecouen, Musée de la Renaissance, pour une « écriture de lumière », en liaison avec des lycéens de Garges-lès-Gonesse et Sarcelles.

En 2012, il a eu « carte blanche » par la Réunion des Musées Nationaux pour les expositions Cima da Conegliano (Musée du Luxembourg) et Hopper (Grand Palais).

La Maison Européenne de la Photographie lui a consacré en 2013 sa première rétrospective, Itinerrances, reprise à la Base sous-marine de Bordeaux en 2015.

À l’automne 2017, il a exposé Les Musées de la Ville de Paris sur les grilles de l’Hotel de Ville.